mardi 29 janvier 2008

"Voyagez légers": le premier vol pour naturistes affrété en Allemagne

Les vacanciers allemands, amateurs de nudisme, pourront en juillet prendre l'avion dans le plus simple appareil, a annoncé lundi un voyagiste d'Erfurt (est), précisant que le pilote et les hôtesses garderaient leurs uniformes.
"Dans l'ancienne RDA, le naturisme était une manière très appréciée de passer les meilleures semaines de l'année. Nous voulons désormais recréer cette possibilité au-dessus des nuages", a expliqué dans un communiqué Enrico Hess, le patron du tour-opérateur "OssiUrlaub", qui s'adresse spécifiquement à la clientèle de l'ex-Allemagne de l'Est.

Les naturistes pourront, dès vendredi, réserver une place sur le vol prévu pour l'occasion par OssiUrlaub: un aller-retour dans la journée du 5 juillet prochain entre Erfurt (sud-ouest de l'ex-RDA) et l'île d'Usedom, en mer Baltique. L'aventure, facturée 499 euros par personne, est limitée à 50 amateurs de "FKK" ("Culture du corps libre"), la dénomination allemande du naturisme.

"Tous les passagers voyageront nus, mais on ne pourra se déshabiller qu'une fois dans l'avion", a précisé l'organisateur et "pour des raisons de sécurité, le pilote et le personnel de bord voyageront habillés".

"L'idée nous a été suggérée par des associations naturistes. Nous avons mis en place ce vol à titre de test, mais si ça marche, nous envisageons d'affréter d'autres vols naturistes, vers d'autres destinations", a dit Hess à l'AFP.

Pour la St-Valentin, les hommes dépensent 98 dollars, les femmes la moitié


Aux Etats-Unis pour la Saint-Valentin, le 14 février, les hommes vont dépenser 98,20 dollars pour offrir un cadeau à l'élue de leur coeur tandis que les femmes ne comptent dépenser qu'un peu plus de la moitié, soit 54,20 dollars, affirme une enquête.
Entre conjoints, les dépenses de la Saint-Valentin ne dépassent pas 69,30 dollars alors que les célibataires font plus d'efforts en dépensant 95,50 dollars, affirme l'étude de Discover Card, réalisée auprès de 1.018 adultes.

Les cadeaux les plus fréquents vont du dîner au restaurant (pour 74% des hommes) à la boîte de chocolats (49%) en passant par les fleurs (69%). Les femmes offrent plus volontiers des livres, des DVD et des CD de musique (44%).

"Le jour de la Saint-Valentin reste une occasion primordiale pour faire des achats pour le parfait cadeau destiné à celui ou celle qui est cher à son coeur", a commenté Julie Loeger, une responsable de Discover Financial Services, un organisme de crédit.

lundi 28 janvier 2008

Jean Ping peut-il succéder à Konaré ?


Le nouveau président de la Commission de l’Union Africaine sera élu au cours du 10e sommet des chefs d’Etat de l’Union africaine qui aura lieu du 31 au 2 février à Addis-Abeba en Ethiopie. . Six candidats briguent officiellement la succession d’Alpha Oumar Konaré, l’actuel président de la Commission. Deux candidats issus de l’Afrique Centrale, deux de l’Afrique Australe, un de l’Afrique de l’Ouest et un de l’Afrique de l’Est. Candidat officiel de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale (CEEAC) qui compte 11 pays ; le Gabonais Jean Ping, ministre des Affaires étrangères est considéré comme le probable successeur de Konaré. Pourra-t-il remporter cette élection ? Aucune élection n’est jouée d’avance, le parcours des six candidats présentés en quelques lignes ci-après situe les chances des uns et des autres.

Antoinette BATUMUBWIRA : une femme de communication pour le Burundi

Née en 1956 à Ngozi, l’actuelle ministre burundaise des Relations extérieures et de la coopération est diplômée en techniques de l’information et de la communication. Journaliste à la radio nationale entre 1979 et 1981, elle fut aussi chargée de la communication pour les Nations unies. La ministre, membre du parti CNDD-FDD, est bien implantée dans le milieu des ONG (Ligue des droits de l’Homme, mouvement anti-apartheid). Elle a estimé avoir ses « chances », l’ancienne règle implicite selon laquelle un président anglophone succède à un francophone, à la tête de la Commission, n’étant plus valable. Selon elle, cette alternance est avant tout régionale. Elle se pose donc en candidate de l’Afrique centrale alors que la CEEAC a son candidat officiel.

Jean Ping : le candidat officiel de la CEEAC


Né le 24 novembre 1942 à Omboué dans le département d’Etimbwé au Gabon, Jean Ping est. Le candidat du Gabon et de celui de toute la sous région de l’Afrique Centrale, Jean Ping qui cumule une riche expérience ministère et internationale a le profil de l’emploi

L’actuel ministre des Affaires étrangères et vice-premier ministre du Gabon défie l’autre candidate francophone et d’Afrique centrale, la Burundaise Antoinette Batumubwira. Jean Ping est un homme de diplomatie. Après avoir commencé débuté sa carrière comme fonctionnaire international à l’Unesco, il a représenté le Gabon auprès de cette organisation avant d’entrer au cabinet d’Omar Bongo, en 1984. Ministre à maintes reprises et dans différents domaines (l’Information, les Mines…), il a présidé la 59ème session de l’Assemblée générale des Nations unies, en 2004. Ce docteur en économie est « l’homme de la situation » pour les Etats de la CEEAC qui l’ont désigné comme leur candidat à la succession d’Alpha O. Konaré. Selon un diplomate de la Commission, la seule faille à son dossier serait le fait d’être soutenu par des Chefs d’Etats les plus résistants aux pratiques démocratiques prônées par l’Union.

Cassam Uteem : un ancien chef d’Etat en route pour la Commission

L’ancien président de la République de Maurice a démarré sa carrière politique comme conseiller municipal, lord-maire (1986) de Port-Louis, la capitale mauricienne, puis ministre à différents portefeuilles. C’est un candidat d’expérience. Elu à la magistrature suprême en 1992, il a été reconduit dans ses fonctions de président de la République pour cinq ans, en 1997. Mais en février 2002, après avoir refusé de promulguer une loi sur le terrorisme, qu’il jugeait « anti-démocratique », Cassam Uteem a démissionné de la présidence. Membre du bureau de l’Institut international pour la démocratie et l’assistance électorale, ce diplômé en lettres et en psychologie siège également au Haut conseil de la Francophonie.

Inonge Mbikusita-Lewanika : une candidate royale.

Petite-fille du roi Lewanika du Barotseland, et fille du premier président de l’ANC de Rhodésie-du-Nord, elle est l’actuel ambassadeur de Zambie aux Etats-Unis. Cette femme de grande expérience est très connue du milieu diplomatique. Membre du parlement de 1991 à 2001, après le retour du multipartisme, elle s’est présentée à l’élection présidentielle de 2001. Inonge Mbikusita-Lewanika connaît bien l’Union africaine, pour y avoir été l’envoyée spéciale du président Levy Mwanawasa. Elle connaît également parfaitement l’Unicef, qu’elle a représenté auprès d’une vingtaine de pays africains.

Abdulai Osman Conteh : un juriste de renommée internationale.

Le candidat du Sierra Leone, Abdulai Osman Conteh est le Chief Justice du Belize, autrement dit, le président de la Cour suprême de cet Etat d’Amérique centrale. L’ancien vice-président de Sierra Leone (de 1991 à 1992) a avant tout occupé des fonctions juridiques, en tant que docteur en droit et enseignant à l’université de Sierra Leone, Attorney General, ou encore ministre de la Justice. Abdulai Osman Conteh a également été ministre des Affaires étrangères, ministre des Finances, et a travaillé à l’Onu, au sein de l’autorité de transition pour le Timor Oriental

Barnabas Sibusiso Dlamini : la stature d’un grand financier

Une importante expérience intergouvernementale à son actif : sa participation au « board » du Fonds monétaire international, entre 1994 et 1996. Barnabas Sibusiso Dlamini a démarré sa carrière à la manière d’un papillon : chimiste, analyste de laboratoire, expert-comptable…, puis membre du gouvernement, à différents postes. Cet homme de 65 ans a exercé la fonction de premier ministre du Swaziland de 1996 à 2003. Aujourd’hui, il reste membre du Conseil du roi.

samedi 26 janvier 2008

Des centaines de Nigérianes exploitées au Pays Bas


Un important trafic de jeunes filles nigérianes, exploitées dans les réseaux de prostitution dans différents pays européens, a été découvert aux Pays-Bas. Au moins 60 personnes, impliquées dans des réseaux actifs organisant la disparition de jeunes filles nigérianes à partir des centres d’accueil d’enfants non accompagnés, appelés "ama’s", aux Pays-Bas ont été arrêtées. 238 filles mineures nigérianes ont disparu de ces centres d’accueil depuis 2006.
La police néerlandaise vient de découvrir un vaste réseau de trafic de jeunes filles nigérianes exploitées par des réseaux de prostitution un peu partout en Europe Selon le chef du service national néerlandais de Recherche, Tom Driessen cité par la Police belge, au cours des dix dernières années, plusieurs centaines de jeunes filles, surtout des Nigérianes accueillies en Hollande, dans des centres pour enfants non accompagnés, disparaissaient sans que la Police puisse élucider la cause de leurs disparitions.

Certaines périodes, a ajouté Tom Driessen, les Pays-Bas ont accueillis, jusqu’à 3.800 mineures non accompagnés par an, ce qui rendait les enquêtes longues et laborieuses. Toutefois, suite à l’intensification depuis 2007 de la traque des trafiquants par la Police néerlandaise, ce chiffre a été divisé par 10.

L’enquête lancée a permis notamment l’arrestation d’un Nigérian installé à Amsterdam, qui est à la tête d’un réseau d’au moins 300 personnes, révèle les carnets d’adresses trouvés par la Police qui n’a pas révélé l’identité du trafiquant.

D’importantes sommes d’argent de plusieurs centaines de milliers d’euros ont été saisies dans les bureaux de ce trafiquant où les documents découverts montrent qu’il s’apprêtait à envoyer deux filles nigérianes vers l’Italie.

Le trafiquant a placé des jeunes africaines dans des bordels, aux Pays-Bas, en Espagne, en Italie, en Belgique et en France. Au Royaume Uni, la Police a trouvé la trace d’une centaine de Nigérianes exploitées dans des réseaux de prostitution alimentés par le trafiquant nigérian basé à Amsterdam. Les jeunes filles nigérianes étaient placées dans des bordels jusqu’à New-York aux Etats-Unis.

Les investigations ont permis de retrouver la trace d’au moins 150 passeurs qui étaient au service du ressortissant nigérian habitant à Amsterdam. Quelque 19 personnes impliquées dans le trafic de jeunes filles ont été arrêtées dans 4 villes néerlandaises. Ces personnes seront traduites en justice dans les prochaines semaines, a fait savoir la même source.

vendredi 25 janvier 2008

La justice libère H.F. Ossamy, l’ex patron de Gabon Télécom


L’ex administrateur directeur général de Gabon Télécom, Hervé Fulgence Ossamy, a été mis en liberté provisoire le 24 janvier, après avoir passé un mois et deux semaines à la maison d’arrêt de Libreville. Ses avocats, maîtres Justin Taty et Jean Paul Moubembé ont indiqué que leur client et gendre du chef de l’Etat, a été élargi contre le paiement d’une caution de 50 millions de FCFA.
La libération de M. Ossamy a été ordonnée par la chambre d’accusation après qu’elle eut examiné l’appel interjeté par la défense contre le refus de mise en liberté opposé par l’instruction et le parquet, a expliqué Me Moubembé.

L’ancien directeur général de Gabon Télécom avait été arrêté fin novembre suite à une plainte déposée par l’actuel actionnaire majoritaire de l’entreprise, Maroc Télécom, l’accusant d’avoir détourné plus de 650 millions de FCFA lorsqu’il était à la tête de la société.

M. Ossamy est la troisième personnalité publique a avoir été écrouée pour malversation financière, après l’ancien directeur général du Fonds d’expansion des petites et moyennes entreprises (FODEX), Jeanne Ngoleine Ossouka, et l’ancien ministre gabonais et député Alain-Claude Bilié Bi-Nzé

Mme Ngoleine Ossouka a purgé un mois à la prison de Libreville en 2006. Elle a bénéficié de la liberté provisoire après avoir versé une caution de 150 millions de FCFA

Sa nomination en janvier en qualité d’ambassadeur du Gabon auprès des Nations unies à Genève (Suisse) a suscité une vive réaction de la part de la justice qui a demandé au gouvernement de surseoir à cette décision.

La justice a indiqué que Mme Ngoleine Ossouka était encore sous le coup d’une instruction judiciaire et qu’elle ne doit pas quitter le territoire national tant que l’affaire n’aura pas été jugée.

Par contre l’ancien ministre Bilie-Bi-Nzé a été condamné à un mois de prison ferme, début janvier, pour avoir émis deux chèques en bois d’un montant total de 40 millions de FCFA. Selon des indiscrétions, d’autres grands responsables des entreprises publiques et privées seraient également menacés de poursuites judiciaires.

Lors de son discours à l’occasion de la célébration de ses 40 ans de pouvoir, le président gabonais, Omar Bongo Ondimba, avait demandé à la justice de faire travail en toute quiétude.